Le ciel était bleu

Cogito, ergo sum

Germaine

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On cherche toujours un responsable de la naissance de la nouvelle nouvelle nouvelle, etc, chanson française. Nul doute que Thomas Fersen, dès son premier bal (un Bal des oiseaux) y a été pour quelque chose. Il ne tient peut-être pas à endosser la paternité et de la vieille dame, et de ses jeunes collègues ; disons plutôt, alors, qu’il a renouvelé l’art mineur, y a glissé des folies, des fables, des noirceurs, des bêtes pas bêtes, des hommes bizarres, des femmes fatalement fatales, et des ukulélés. Lui a une préférence pour le ukulélé soprano, qu’il juge teigneux. N’en concluons pas hâtivement que Fersen l’est également. Surprenant, en revanche, il ne cesse de l’être.

Elle est quadrillée de marron, j’la ferme avec mon ceinturon
La poignée n’est pas d’origine, ma valise, elle est née en Chine

Ma valise, elle s’appelle Germaine, moi, les objets, je les baptise
Allons où le destin nous mène, Germaine, allons à notre guise

Toi, tu voyages dans le filet à coté d’une cage à poulet
Il te regarde dans les yeux, le poulet, tant d’amour m’émeut

Au poste-frontière, on me siffle, le chien du douanier te renifle
Il ressemble un peu à Milou, il cherche la boulette de chmilou
Et moi, ça m’amuse qu’il te sente, car, Germaine, j’ te sais innocente
Tu contiens tout c’que j’ai d’plus beau, mes rêves et ma culotte de peau

Ma valise, elle s’appelle Germaine, moi, les objets, je les baptise
Allons où le destin nous mène, Germaine, allons à notre guise

Mais le chien te prend pour une fleur, il veut te serrer sur son cœur
Il te regarde dans les yeux, le chien, et tant d’amour m’émeut
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Le marron est-il à la mode ? J’ai dû rater un épisode
Germaine, tu as un succès fou mais l’amour, ça n’est pas pour nous

Pour nous, le destin c’est l’exode et la nuit, nos yeux s’accommodent
À voir sans autre luminaire que la rotondité lunaire
Nous traverserons le désert des gares au petit matin gris
Nous prendrons le chemin de fer, on verra où on atterrit

Ma valise, elle s’appelle Germaine, moi, les objets, je les baptise
Allons où le destin nous mène, Germaine, allons à notre guise

Dans l’aéroport de New York, j’étais un peu indisposé
Le temps d’aller pisser un bock, ma vieille, on t’a faite exploser
Trois fois dans ta vie de valbombe, Germaine, on t’a prise pour une bombe
Tu me regardes dans les yeux, Germaine, et tant d’amour m’émeut

Ma valise, elle s’appelait Germaine, moi, les objets, je les baptise
Allons où le destin nous mène, allons à notre guise.

chorusfe.jpg
fersen-3.jpg
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Written by Rachel

2 Jun, 09 at 4:02 pm

Posted in Arts

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